Pourquoi la DME ? Les bienfaits et avantages

Les bienfaits de la DME et pourquoi nous avons choisi cette approche

Après avoir testé la dite Diversification Menée par l’Enfant (DME), je trouve que c’est la manière qui m’a semblée la plus naturelle. A aucun moment j’ai eu l’impression de suivre une « méthode » développée par un obscure docteur étranger.

Au début nous avons été attiré par l’aspect concret de la DME, où l’enfant voit, touche et comprend ce qu’il mange, mais finalement, de nombreux autres bienfaits nous ont paru évidents.

Attention, je ne mets pas en doute l’efficacité de la diversification classique, ni ne critique les parents qui choisissent de faire autrement, c’est pourquoi je ne traite que des bienfaits que j’observe, sans les comparer. Dans cet article comme pour les autres, je souhaite faire état de notre expérience et de nos observations et apprentissages.

Bienfaits pour le développement de l’enfant :

Apprentissage du vaste monde des aliments : goûts, couleurs, textures, odeurs et formes

En proposant les aliments dans leur forme non transformée, bébé apprend à reconnaître les aliments, à différencier leurs goûts et leurs odeurs et manipule les différentes textures. Il apprendra ainsi à identifier ses goûts, et développera une attitude positive face à la découverte alimentaire.

Ma fille à développée ainsi des goûts prononcés, mais variés. Par exemple elle n’avale pas une carotte cuite ou une tomate avec la peau, mais mange sans problème des brocolis, des haricots verts ou des patates. De plus certains goûts évoluent. Pendant toute la première année de DME elle avait une passion pour les fruits de mer et les poissons, et depuis quelques temps elle les recrache dans l’assiette..

La DME demande également aux parents de respecter les signaux de faim et de satiété. L’enfant apprend ainsi à détecter sa faim et au fur et à mesure à la formuler et à identifier ses envies. Attention, respecter la faim ne veut pas dire proposer du chocolat à chaque fois que l’enfant en réclame, il est important de proposer des repas variés.

Augmentation de sa confiance en soi par des expériences de succès et la valorisation de l’identification et l’expression de ses besoins

Un titre à rallonge pour dire qu’en gros bébé kiffe le faire tout seul! En laissant l’enfant manipuler ses aliments, on le confronte, certes, à certaines difficultés, mais surtout on lui donne la possibilité d’avoir des expériences de succès infinis : la première fois où il aura réussit à ouvrir sa main pour manger ce qu’il y a dedans et pas seulement ce qui dépasse, la première fois où il arrive à attraper un aliment glissant, à utiliser une cuillère, à découper avec un petit couteau, etc. Ma fille par exemple à développée un amour des petits pois et des pois chiches, juste pour le plaisir de pouvoir les attraper avec deux doigts !

De plus, grâce au respect de ses sensations de faim et de satiété, l’enfant sent que ses besoins sont écoutés et respectés. Ses ressentis et les manifestations qu’il en fait ont de la valeur et sont écoutés, ce qui lui donne de la valeur en tant qu’être humain soumis à des besoins et à des signaux de son corps.

Bienfaits pour la relation parents/enfants et partage des repas en famille

Le respect des besoins de l’enfant améliore également sa relation avec ses parents, car il prends confiance. Le parent n’est pas la personne qui le force à manger, qui ruse pour lui faire avaler quelque chose (“brrrrrr et l’avion rentre dans son garage”), ou pire, qui fait du chantage affectif pour le faire manger (“une cuillère pour faire plaisir à papa”).

Dans la DME, il est conseillé de prendre les repas en famille, ensemble, et l’enfant mange le même plat que ses parents (ou presque). Il participe ainsi à ce temps familial, cela donne une routine qui sécurise et l’enfant se sent faire partie de la famille et n’est pas réduit à être le plus petit qui doit manger avant tout le monde.

Chez nous, avant d’avoir notre premier enfant, en bon jeune couple, nous avions pris l’habitude de cuisiner assez régulièrement (chacun son tour… égalité des sexes oblige!), mais prenions souvent les repas recroquevillés sur la canapé devant un divertissement débile. Un des investissements de grossesse à donc été l’acquisition d’une table à manger ! Au fur et à mesure nous nous sommes forcés à manger à table, télé éteinte et à profiter de ce moment. ( il faut rajouter que nos rares essais de manger sur la table basse avec notre fille d’un an ont été un désastre à la fois pour le sol, pour le canapé, pour notre repas froid et pour le film mis en pause… nous avons toujours fini par re-déménager sur la table à manger !)

Les repas en famille avec un enfant mangeant de manière autonome, permettent également aux parents de manger leur propre plat sans être uniquement focalisés sur ce que mange l’enfant. Ils montrent l’exemple tant sur la diversité des plats, l’utilisation des couverts que sur l’apprentissage des aliments. Cela renforce également le parent dans la valorisation de son rôle. Mieux vaut un repas de partage et d’échange plutôt qu’une bataille pour chaque cuillère qui se fini en général par “non noooon, pas par terre…! Regarde tu en as encore mis partout…”

Développement de la motricité fine des mains et de la langue

L’un des principes de la DME est de proposer des aliments que l’enfant est en capacité de manipuler, puis lui laisser le choix de manger ce qu’il désire. Bien sûr cela passe par certains échecs (de l’enfant ou du parent d’ailleurs), mais l’enfant gère seul. De cette manière, il apprends rapidement à manipuler avec ses mains des éléments de différente texture et de différente taille. La motricité fine est également celle de la bouche, de la langue et des mouvements masticatoires. L’enfant apprends à gérer un morceau dans sa bouche, à l’amener d’un endroit à l’autre en utilisant sa langue. Cet apprentissage est particulièrement intéressant pour prévenir les risques d’étouffement.

Prévention de l’étouffement et développement du réflexe vomitif

La première peur de la plupart des parents (et en général du corps médical également) quand il est question de DME, c’est le risque d’étouffement.

Dans un prochain article j’irai un peu plus en détail sur cet aspect et notamment sur le réflexe vomitif, mais pour résumer : l’enfant étant confronté dès tout petit à gérer des morceaux dans sa bouche, il apprend à utiliser sa langue pour manipuler les morceaux et les passer d’un espace à l’autre de la bouche et développe un bon réflexe vomitif. Par la suite, s’il met des petits objets dans sa bouche, il saura mieux les recracher. Au-delà de cet apprentissage de l’enfant, le réflexe vomitif se développe.

Bien sûr, un enfant présente toujours un risque d’étouffement et j’invite tout jeune parent à se former aux gestes de premiers secours.

Dans notre cas, comme tout parent j’ai eu des frayeurs au début, en voyant ma fille bouche ouverte, tirant la langue en faisant des “rrrghrgh” de rejet. Mais je me suis rendue compte qu’elle ne s’étouffait pas du tout, mais qu’elle avait simplement un morceau dans la bouche (et non dans la trachée) qu’elle avait du mal à gérer, à manipuler avec sa langue. Dans les cas de fausse route ou lorsqu’elle a avalé des morceaux trop gros, elle a “simplement” vomi ce qui venait d’entrer, ne s’en est pas plus préoccupée que ça, et hop, le prochain morceau était déjà en chemin.

Bienfaits pour la santé et prévention des troubles alimentaires

La DME ne commence en principe qu’autour de 6 mois. Pour les bébés nourris au sein, cela signifie un allaitement exclusif jusqu’à 6 mois, ce qui, entre nous, n’est rien de moins que la recommandation officielle de l’OMS. Dans la diversification classique, on recommande en général de débuter vers 4 mois, ce qui réduit d’autant la durée de l’allaitement exclusif.

Recommandations OMS allaitement exclusif
Recommandations de l’OMS. Vous pouvez lire la suite ici

D’autre part, les aliments donnés au bébé sont non transformés, puisqu’ils sont cuits tels quels et donnés à l’enfant en gros morceaux. Exit donc les purées où l’on ne sait pas trop ce qu’il y a dedans.

Enfin, ce type d’apprentissage de l’alimentation dès les premières années de vie, familiarise l’enfant, et le futur adulte à l’alimentation saine, aux aliments non transformés et également aux moments de plaisir que représentent les différents repas de la journée. Cela instaure une relation saine à l’alimentation et diminue donc les risques de troubles alimentaires, comme l’obésité ou l’anorexie.

Il semble évident que face aux petits pots fadasses et redondants, les biscuits, chips et autres sucreries sont bien plus intéressants (en plus du sucres et des autres cochonneries addictives ajoutées bien sûr), alors que si les chips (de légumes 😉 ) et autres font partie d’une l’alimentation variée, ils ne représentent ni une récompense ni un moyen de pression, mais simplement une partie de l’alimentation.

Bienfaits pour les parents :

Les aspects pratiques !

Oui oui, il ne faudrait pas s’oublier quand même !

  • Réduction du temps de préparation des repas puisque l’enfant mange la même chose que ses parents,
  • Repas à l’extérieur et au restaurant largement facilités,
  • L’alimentation est bonne, pas besoin de passer des heures à faire un benchmarking des marques de petits pots, de surveiller les dates de péremptions, etc.
  • C’est plus économique !

Un commentaire sur “Pourquoi la DME ? Les bienfaits et avantages

Ajouter un commentaire

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Propulsé par WordPress.com.

Retour en haut ↑

%d blogueurs aiment cette page :